Test du Pentax K-30

La gamme de reflex Pentax était étrange : un boîtier d’entée de gamme, un boîtier expert, et rien entre les deux. C’est le but du K-30, sorte de K-5 allégé lancé sur le segment des appareils amateurs, celui des best-sellers comme les Canon EOS 650D, Nikon D5100 et autres Sony Alpha 65. Avec tout de même quelques arguments spéciaux Pentax : tropicalisation, viseur haut de gamme, double molette de réglages…

Prise en mains / Le K-30 reprend le châssis du K-5 (dimensions et agencement général sont identiques), mais avec un style en arêtes et en courbes plus dynamique et une interface sensiblement plus grand public. Il perd de nombreuses commandes directes (sélecteurs d’exposition et de zones d’autofocus, touches poubelle, AE-L et ISO, testeur de profondeur de champ), quelques interfaces (micro, alimentation, HDMI) et l’écran de réglages supérieur. Il garde tout de même la protection anti-ruissellement, la deuxième molette de réglages sous l’index, les modes personnalisés et le viseur à pentaprisme avec couverture de 100 % : autant de spécificités qui le distinguent non seulement du K-r, mais aussi de l’ensemble de la concurrence !

Notons tout de même quelques allègements ergonomiques discutables : le tampon caoutchouté sous le pouce disparaît, laissant un angle accrocheur mais moyennement confortable, et la prise en mains est ici moins flatteuse que sur un EOS 650D ou un Alpha 65 — ses deux plus proches adversaires, lancés à un tarif comparable.

L’écran est agréable, bien défini et relativement fidèle malgré une dominante bleutée. Mais voilà : Canon a frappé très fort avec l’écran de l’EOS 650D, qui est exemplaire dans tous les domaines et nous pousse logiquement à demander à la concurrence de s’aligner.   Autre handicap : l’écran du K-30 n’est ni tactile, ni orientable, ce qui est bon pour la robustesse du boîtier mais moins ergonomique. Au passage, afficher la visée sur l’écran est déroutant, le bouton « Live View » ayant été relégué à gauche du viseur : étonnant, les autres Pentax proposant cette touche directement sous le pouce.   Les menus sont sans surprise, à la Pentax, répartis en onglets assez clairs mais très fournis en options — les personnalisations sont nombreuses et avancées, comme sur les reflex experts, et quelques fonctions inhabituelles comme l’intervallomètre viennent rajouter des lignes. Heureusement, la touche Info amène facilement aux réglages les plus courants.

Dernière note : le bruit de déclenchement du K-30 est particulièrement sec et agressif, très loin du chuintement du K-5.

Réactivité / Contrairement à ses prédécesseurs, le K-30 ne démarre pas tout de suite : il lui faut presque une seconde et demie pour s’initialiser. La différence est peu sensible, mais peut être gênante lorsqu’on veut photographier un événement en cours…

On retrouve ensuite les chronos des autres Pentax : très bons en haute lumière, plus lents en basse lumière, avec parfois une tendance au peaufinage en fin de course — mais ce phénomène a été peu à peu gommé et on ne le rencontre quasiment plus dans la vraie vie.

La rafale tourne autour de 5,5 i/s ; en Raw, elle ralentit sensiblement après sept images, tandis qu’en Jpeg elle continue sur une bien plus longue durée (avec une carte rapide, elle est quasiment illimitée).

Enfin, l’autofocus en Live View progresse un peu, mais reste à des lieues de ce que font les bons hybrides.

Qualité des images / Il y a bien longtemps que le capteur Sony 16 Mpx n’a pas pris une autre note que 5 étoiles. Certes, tout le monde n’en tire pas le même profit, mais tout de même, ce CMOS est une réussite indéniable.

Comme d’habitude, serait-on tenté de dire, l’image est extrêmement propre jusqu’à 1600 ISO. Comme d’habitude, lissage et moutonnements sont encore peu gênants à 3200 ISO (le K-30 reprend un rendu assez proche du K-5, moins lissé que le K-01). Sony fait mieux (sur le Nex-F3 par exemple), mais le résultat reste excellent.

Attention, l’objectif de kit fourni avec le K-30 sera probablement le plus souvent le DA L 18-55 mm, et non le DA 18-55 mm WR du K-5. La qualité optique est en principe la même, mais cette version « L » propose un revêtement moins flatteur et une baïonnette en plastique ; elle est aussi démunie de la retouche manuelle du point et des joints de protection. Dommage, le K-30 faisant de la protection anti-ruissellement un argument face à des concurrents moins renforcés.

L’exemplaire fourni du DA L n’est pas le meilleur que nous ayons eu : à pleine ouverture au grand-angle, l’image manque sérieusement d’homogénéité et il faut fermer à f/8 pour retrouver une bonne tenue… Nous avons eu par le passé de bien meilleurs exemplaires. Ceci dit, dès f/5,6, un tirage 20×30 cm est très bon, et les variations de qualité sont bien plus spectaculaires sur le 18-55 mm Sony par exemple.

source : lesnumeriques.com

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