Test du Canon Powershot SX500

Sur un marché photo où le prix des appareils baisse constamment, Canon manquait d’un appareil très gros zoom low-cost, comme en font Olympus et Nikon notamment. C’est la niche que vient occuper le PowerShot SX500 IS, un appareil qui a l’allure générale d’un bridge, mais débarrassé de ce qui coûte cher : le boîtier est en plastique brut, dépourvu de viseur, et l’électronique est celle d’un compact d’entrée de gamme.

Prise en mains / Avec ses Ixus, Canon nous a habitués à faire des compacts métalliques, dotés d’un revêtement de qualité et de finitions soignées. Sur les bridges, la marque a été plus critiquée : le SX40 souffre d’une poignée trop peu prononcée et d’un revêtement un peu plastique.

Avec le SX500, elle pousse un peu plus loin la notion d’appareil plastique : le revêtement est intégralement d’un matériau noir et dur, fort peu flatteur. La poignée est mieux profilée que sur le SX40, mais toujours peu accrocheuse : heureusement, l’appareil est sensiblement plus léger et tient encore relativement bien en mains. Les assemblages sont plutôt bons et les commandes n’ont pas de jeu excessif, mais la qualité des matériaux fait vraiment très « entrée de gamme ».

Sur un appareil clairement « low-cost », on ne s’attend pas à un bon écran. Et de fait, seul le contraste est bon — et encore, lorsqu’on est bien face à l’appareil : l’écran est un « TN », aux angles de vision déplorables. Le gamma s’effondre dès les gris moyens, donnant des tons clairs complètement brûlés, et la fidélité des couleurs est catastrophique : le delta E moyen atteint 9,5 avec des pointes à presque 15 sur certaines teintes — et en particulier, les couleurs chair son dé-saturées au point qu’une peau peu bronzée paraît tout simplement blanche.

Reste que l’ergonomie n’est pas mauvaise : le SX500 est facile d’emploi, les menus sont plutôt clairs et une roue codeuse autour du pavé directionnel permet de naviguer rapidement dans les réglages.

Notons également le bouton à gauche du fût d’objectif, qui permet de dé-zoomer rapidement et temporairement lorsqu’on est en position téléobjectif : bien pratique pour retrouver un sujet perdu, ce qui peut arriver rapidement avec une focale maximale de 720 mm…

Réactivité / Comment, en 2012, une grande marque peut-elle lancer un appareil qui demande 2,7 s de patience entre deux photos ? C’est d’autant plus étonnant que le A4000 IS, basé sur le même capteur, enchaîne lui deux images à une seconde d’intervalle…

Pour le reste, le SX500 IS est très ordinaire : démarrage autour de deux secondes, autofocus vers une demi-seconde et sensiblement plus lent en basse lumière, mode rafale anémique (0,8 i/s)… L’appareil n’est pas un foudre de guerre et nous ne le conseillons pas aux nerveux.

Notons que dans la vraie vie, le SX500 a beaucoup de mal à faire la mise au point aux plus longues focales dès qu’il y a du mouvement dans l’image — et à 720 mm à bout de bras, il y a toujours au moins le tremblement du photographe… Le SX40 résistait bien mieux à ce phénomène.

Qualité des images / Le SX500 associe un bien connu — mais pas « connu en bien » ! — CCD 16 Mpx et un nouvel objectif, équivalent 24-720 mm.

La gestion de la sensibilité est à l’image de celle du A4000 IS, doté du même capteur : tout se passe bien jusqu’à 400 ISO, le bruit étant visible à 100 % mais discret sur un 20×27 cm. À 800 ISO, les détails sont là mais déjà un peu émoussés et le bruit est visible dans les ombres ; à 1600 ISO, il n’y a rien à sauver.

Sur le plan optique, le bilan du SX500 est mitigé. Au centre, l’image est toujours belle et bien fournies en fins détails ; mais cet heureux tableau ne se maintient en périphérie qu’aux focales moyennes, autour de 200 mm. Au grand-angle et au téléobjectif, les bords de l’image sont en effet bien moins précis ; plus exactement, si le piqué est bon à fond de zoom et encore passable au grand-angle, l’image est dénaturée par des aberrations chromatiques extrêmement visibles (cf. encadré).

Dommage : la correction des aberrations chromatiques fait maintenant partie des fonctions de base des puces de traitement d’image, et elle aurait pu donner une toute autre qualité d’image…

source : lesnumeriques.com

 

 

 

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