Test du Fujifilm XF1

test fujifilm xf1Fujifilm avait fait une entrée remarquée sur le marché du compact expert avec son imposant X10. Comment pénétrer le marché encore plus tendance de l’expert désirable, dominé par les S110 et RX100 ? Le XF1 est sa réponse : il reprend certaines spécificités de la famille (look rétro, zoom mécanique), mais dans un corps sensiblement plus compact.

Prise en mains / Le design du XF1, délibérément rétro avec ses faces en aluminium et sa bande façon cuir coloré, plaît beaucoup : l’appareil est indéniablement stylé. À la prise en mains, pourtant, c’est une vraie surprise : l’appareil est sensiblement plus léger qu’il ne paraît et ne rassure guère, notamment par la faute d’une face avant totalement plate (au contraire du X10, dont le renflement améliorait sensiblement la préhension). Le même phénomène se produit pour la bague de zoom : si tout le monde apprécie le système de rétractation qui permet de glisser le XF1 dans une poche, certains s’inquiètent pour la fiabilité de cette mécanique…
L’écran du XF1 est le même que sur d’autres modèles Fuji : on retrouve par exemple le rendu du HS30 EXR, avec un bon confort d’utilisation, des angles de vision larges, mais une fidélité des couleurs médiocre et un contraste un peu excessif. Agréable pour les prises de vues, il sera déconseillé de lui faire confiance pour un réglage de couleurs par exemple.
À première vue, l’interface du XF1 est intermédiaire entre les modèles grand public et ceux destinés aux utilisateurs avancés : le nombre d’accès directs est assez limité, mais on trouve une molette clicable en plus de la classique roue codeuse (vue sur le F770 et ses frères par exemple). Cependant, en fouillant un peu dans les menus (un peu touffus, comme souvent chez Fuji), on note une certaine générosité dans les personnalisations : le bouton Fn peut appeler le réglage de son choix, et le E-Fn permet d’ajouter une fonction à presque chaque touche du dos, ajoutant ainsi six accès configurables avec une interface de personnalisation fort bien pensée. Le XF1 permet ainsi en fait d’accéder rapidement aux réglages que l’on souhaite, y compris la prise de vues Raw ou la mise au point manuelle, sans être encombré par les réglages que l’on n’utilisera pas.

Réactivité / Le XF1 met moins de deux secondes à démarrer, et c’est le point le plus critiquable de ce chapitre ! Oui, l’appareil est réactif, avec un autofocus constant et efficace, un enchaînement des images rapide et une rafale de sept images en une seconde.
Mieux : il maintient un bon niveau en Raw, avec une attente entre deux images toujours contenue à environ une seconde et une rafale désormais limitée à 6 images. Les plus exigeants noteront qu’on ne peut modifier les réglages ou afficher une image avant la fin de l’enregistrement ; on peut cependant déclencher de nouveau rapidement, ce qui n’est pas le cas de tous les compacts faisant du Raw…

Qualité des images / Le XF1 reprend le capteur CMOS EXR des X10 et X-S1, qui a la particularité d’être le plus grand des capteurs de compacts lorsqu’on met de côté le très particulier RX100 : 6,6×8,8 mm, contre 5,7×7,6 mm pour les modèles Canon, Nikon et Olympus. L’optique est pour sa part inédite, et son mécanisme complexe attire l’attention : sera-t-elle à la hauteur ?
Comme ses frères, le XF1 a tendance à sur-exposer légèrement la scène. Sur les images ci-dessus, le bruit est donc plus visible chez lui que chez la plupart des concurrents, alors que les photos de la vraie vie seront plus neutres et plus propres. La qualité reste cependant satisfaisante jusqu’à 1600 ISO, le lissage masquant un peu plus le bruit que sur le X10 mais permettant une exploitation directe des images. À 3200 ISO, le résultat est bien plus brouillé et il convient d’éviter les tirages au delà du 11×15 cm ; enfin, les extensions au delà sont inutilisables. Globalement, les images du Canon S110 conservent un peu plus de précision, mais souffrent de plus de bruit : c’est un choix à faire — et dans tous les cas, le Raw peut venir à votre secours.
Sur le plan optique, le XF1 est une bonne surprise. Au grand-angle, il s’en sort honorablement, avec un piqué inférieur au Panasonic LX7 ou au S110 mais encore d’un bon niveau — et ce, jusqu’en bordure, notamment à f/2,8. Au téléobjectif, il reste dans le bon peloton, là encore un cran derrière le LX7 mais au niveau du très bon XZ-2.
Il faut cependant noter une particularité des Fujifilm : la structure spécifique du capteur EXR, qui place les photosites en quinconce pour améliorer leur capacité à capter la lumière, impose un traitement complexe pour « redresser » les détails et les reconstituer en lignes et colonnes sur l’image finale. Ce traitement entre facilement en interférence avec les lignes droites très fines, comme sur les mires de test : le XF1, comme le X10 et la plupart des compacts haut de gamme de la marque, est très sensible au moiré. Nous n’avons pas retrouvé ce souci dans la vraie vie, où des motifs comme ceux des mires de test sont rarissimes, mais il explose sur certaines zones du face-à-face, comme le montre l’image ci-dessus.

source : lesnumeriques.com

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