Test du canon ixus 132

Prise en mains / La famille IXUS a su s’imposer, depuis de nombreuses années, comme référence en termes d’élégance. Elle est souvent citée comme l’archétype du compact bijou à avoir dans la poche, pour photographier tous les grands et petits évènements de la vie. L’IXUS 132 ne déroge pas à la règle : plus petit qu’un paquet de cartes, plus ramassé que de nombreux téléphones à clapet, ne pesant que 133 grammes (avec sa batterie et sa carte mémoire), il se glisse facilement dans une poche de pantalon, de veste et même de chemise… puis se fait oublier. La contrepartie de ces petites proportions est que les grandes mains butteront rapidement ou sur l’objectif, ou sur l’écran, voire les deux.
Les lignes extérieures sont harmonieuses, comme un galet bien poli, ou comme un design bien rodé au fil des générations. À part la bague de zoom au-dessus, quasiment rien ne dépasse, et cela pose parfois problème. En effet, quand la lumière ambiante vient à manquer, difficile de retrouver, à tâtons, les divers boutons. Heureusement, il n’y en a pas beaucoup et ils sont répartis sur une petite surface. Mais quand même, c’est un peu perturbant au début. Au dos, une commande échappe à la règle : le commutateur permettant de passer du mode « Tout Automatique » (icône verte) au mode « Programme » (représenté par un appareil photographique stylisé), qui autorise à l’utilisateur de prendre la main sur les réglages de prise de vue les plus importants.
Les menus du Canon IXUS 132 sont bien conçus. Lisibles, écriture orange et blanche sur fond anthracite, ils bénéficient d’une organisation extrêmement logique, rationnelle, et surtout intuitive. Le bouton « Menu » permet d’accéder aux paramètres de l’appareil photo tels que l’heure et la date, le volume sonore des bips, la mise en veille, la gestion de la mémoire, l’affichage et la gestion de l’autofocus. La touche « Func. Set » permet quant à elle de régler les paramètres de prise de vue. En mode « Tout Automatique », seuls le retardateur, le ratio de l’image, la définition de l’image et la qualité vidéo sont ajustables. L’appareil se charge de tout régler lui-même et reconnaît le type de scène photographiée. En mode « Programme », le mode d’exposition, les pré-réglages de couleur, la balance des blancs, la sensibilité, les scènes, la rafale et le niveau de compression peuvent, en plus, être ajustés.
Jusque là sans défaut majeur, tout irait pour le mieux dans la joie et la bonne humeur s’il n’y avait pas cet écran arrière. Enfin, si, avec un écran, c’est toujours bien (et même indispensable en photographie numérique), mais avec un bon écran, c’est encore mieux. Celui de l’IXUS 132 ne fait pas réellement rêver. Pourtant, avec des angles de vision plutôt bons, c’était bien parti. La colorimétrie est loin d’être parfaite, les couleurs tirent très souvent vers les tons froids (tout paraît plus bleu), les noirs sont trop noirs et les blancs trop blancs, mais ce n’est finalement pas le plus grave, non. Parce que le plus problématique, c’est le manque cruel de définition : 230 000 points répartis sur une diagonale de 6,8 centimètres, ce n’est pas assez pour se rendre compte si la mise au point est bonne. Du coup, la plupart du temps, on déclenche, mais il faut attendre de regarder les photos sur un ordinateur pour vérifier si la netteté était bonne, ou au bon endroit, ou les deux. En basse lumière, c’est encore plus compliqué, puisqu’il saccade et beaucoup de grain est visible. C’est un peu dommage et l’ambiance « compact bijou » s’en trouve ternie.

Réactivité / Une fois allumé, l’IXUS 132 se révèle plutôt rapide pour effectuer la mise au point dans de bonnes conditions lumineuses, et ce, que ce soit au grand-angle ou à fond de zoom. Un très bon point. Le démarrage en lui-même, sans être foudroyant, s’effectue en moins de deux secondes, ce qui est déjà mieux qu’un PowerShot A4000 ou un IXUS 240 HS. Il relègue même loin, très loin derrière, le Nikon S6200 (certes plus d’un an plus âgé).
Une fois que la luminosité baisse, l’autofocus se met à patiner et ralentit d’une très grosse seconde. Cela reste dans la moyenne de la gamme, mais c’est plutôt assez lent, d’autant plus que dans ces conditions, ce sera surtout l’écran qui aura du mal à suivre. Enfin, l’attente de presque 3 secondes entre deux clichés relègue l’IXUS 132 en queue de peloton.
Globalement, les chronomètres du petit compact de Canon ne sont pas sans rappeler ceux de l’Olympus SZ-14… sauf que ce dernier dispose d’un zoom 24x alors que l’IXUS n’offre qu’un 8X. Vu comme ça, c’est quand même moins glorieux. Et ce n’est pas la rafale à 0,8 image par seconde qui arrange l’affaire (même si elle tient jusqu’à remplissage total de la carte mémoire).

Qualité des images / Les IXUS sont normalement les compacts les plus haut de gamme de Canon (en dehors de la gamme des experts G). De fait, c’est souvent eux qui bénéficient des technologies les plus sympathiques, dont les capteurs BSI-CMOS (ultra-majoritaires dans les nouveaux boîtiers annoncés en 2013, toutes marques confondues). Mais voilà, Canon a probablement voulu brouiller les cartes : certains PowerShot jouissent de BSI-CMOS (comme le très bon SX280 HS), et d’autres d’antiques CCD… comme c’est le cas ici. C’est donc un capteur doté de cette technologie et de 16 millions de pixels qui officie, secondé par un processeur Digic IV, plus tout jeune.

À 100 ISO, l’image manque de piqué et est plutôt molle, avec quelques franges magenta. À 200 ISO, la qualité se dégrade un peu, mais l’ensemble reste exploitable jusqu’à 400 ISO (au prix d’une baisse progressive du contraste). À 800 ISO, le lissage devient vraiment visible et le grain grossit jusqu’à former un voile flou, qui atteint son apogée à 1600 ISO (sensibilité maximale de l’appareil), le tout doublé d’une dominante jaune mimosa.

source : lesnumeriques.com

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